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J’ai arrêté de vendre… et j’ai recommencé à respirer


Un café posé sur une couette devant un livre, on devine quelqu'un dans le lit

Il y a des décisions que l’on prend sans bruit.

Pas d’annonce officielle. Pas de rupture franche.

Juste un glissement intérieur.

Arrêter de vendre en ligne en fait partie.

Ce n’était pas un abandon.

Ce n’était pas un échec.

C’était une nécessité.

Pendant longtemps, j’ai cru que créer devait forcément mener à vendre.

Qu’un projet créatif, pour être légitime, devait être rentable, structuré, mesurable.

Qu’il fallait produire, publier, proposer, relancer. Encore.

Et puis, sans m’en rendre compte, quelque chose s’est tendu.

Créer ne me fatiguait pas.

Mais créer sous pression, oui.

La pression invisible de “ce qu’il faudrait faire”.

De ce qui marche.

De ce qui se vend.

De ce qui est attendu.

Petit à petit, la joie a commencé à se faire plus discrète.


Quand la création devient une injonction

Je me suis rendu compte que je ne créais plus toujours par élan, mais parfois par obligation.

Une boutique à alimenter.

Des nouveautés à penser.

Des ventes à espérer.

Même quand tout se passe “bien”, ce rythme laisse peu de place au silence, au doute, à l’expérimentation.

Et encore moins à l’imprévu.

Or, la créativité a besoin d’espace.

Elle ne se commande pas.

Elle se cultive.



Ralentir n’est pas renoncer

Arrêter de vendre en ligne n’a pas été un choix stratégique au sens classique du terme.

C’était un choix humain.

Celui de remettre du souffle dans le projet.

De revenir à ce qui m’avait donné envie de créer au départ : le lien, la transmission, les mains qui font, les yeux qui s’éclairent.

Dans les ateliers, je retrouvais cela.

Chez les enfants comme chez les adultes.

Une créativité libre, imparfaite, vivante.

Sans objectif à atteindre.

Sans résultat attendu.

Juste le plaisir de faire.


Créer autrement

Aujourd’hui, By Eugénie continue.

Mais autrement.

Moins centré sur la vente.

Plus ancré dans l’expérience.

Dans le temps partagé.

Dans le réel.

Créer redevient un espace de respiration.

Un lieu où l’on peut se déposer, essayer, rater, recommencer.

Et peut-être que c’est ça, finalement, la vraie richesse d’un projet créatif :ne pas s’épuiser à vouloir lui faire dire plus qu’il ne peut offrir.



Et si ralentir était une forme de courage ?

Dans un monde qui pousse à produire toujours plus, ralentir peut sembler à contre-courant.

Pourtant, c’est parfois le seul moyen de rester fidèle à ce qui nous anime vraiment.

Arrêter de vendre m’a permis de réécouter.

Mon rythme.

Mes envies.

Mon corps aussi.

Et surtout, de redonner à la créativité sa place première : celle d’un espace vivant, sensible, profondément humain.


Eugénie

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